
« Chez Latitudes, nous avons la conviction que l’émergence des nouvelles intelligences artificielles est l’aube d’une nouvelle révolution industrielle. Comme chaque révolution, l’avenir nous réserve son lot de risques et d’opportunités. Nous ne sommes ni pro, ni anti, nous souhaitons initier et éclairer les débats autour de l’IA et ses enjeux (qu’ils soient sociaux ou environnementaux) et donner les clés aux citoyennes et citoyens de demain pour construire et encourager une utilisation responsable de l’IA. »
Latitudes, c’est une communauté d’acteurs et d’actrices de la tech, qui agissent pour créer une technologie engagée et responsable. Voici leur site pour plus d’informations : https://www.latitudes.cc/qui-sommes-nous
Après avoir suivi la formation animée par Lisa Le Calvez sur les ateliers Latitudes, j’ai décidé d’animer moi-même pour la première fois une séance de 2h avec les 3e prépa-métiers.
C’était aussi l’occasion d’aborder le sujet puisque certains élèves avaient eu recours à l’IA pour leurs exercices de maths : quoi de mieux pour entrer dans le vif du sujet ? “Il faut savoir utiliser intelligemment l’intelligence artificielle”, leur ai-je dit.
Ce jeu de cartes leur a permis de découvrir les différentes possibilités d’utilisation de l’IA, qui ne se limitent pas à la production de réponses aux exercices, mais aussi d’en comprendre les limites et l’impact sur notre environnement.
La question suivante était posée : « Qui a déjà utilisé l’IA ? » , « Dans quel but ? ». J’avais déjà une des réponses, et ils m’en ont donné d’autres : générer des images comme créer sa maison de rêve, répondre à des questions sur l’orientation professionnelle … J’ai pu parler de prompt et de la nécessité d’être précis dans ce qu’on veut obtenir (sinon la maison de rêve n’en serait pas une).
Puis vient le moment d’attribuer les missions aux cinq groupes d’élèves.
Pour chaque mission, les élèves devaient répondre à la question : « Est-ce que l’IA pourrait aider et, si oui, comment ? »
En passant dans chaque groupe, certains ont naturellement dit qu’il fallait demander à l’IA comment elle pourrait aider. Mais c’était justement le but de l’exercice : ne pas utiliser l’IA pour répondre à la question ! Certains ont eu de bonnes idées, d’autres ont dû être guidés pour les trouver. C’était un moment très intéressant.
Choisir une ou des fonctionnalités qui permettraient d’apporter une réponse technique à la problématique initiale.
Cette étape a pris plus de temps, car je tenais à écouter, pour chaque mission, le choix des élèves : il était souvent judicieux, mais parfois erroné, et il fallait alors expliquer pourquoi, notamment dans le cas de la fonctionnalité “Moteurs de recommandation”. C’est à ce moment que les élèves se sont rendus compte que l’IA pouvait avoir plusieurs fonctionnalités.
choisir un métier lié à l’IA : l’occasion de discuter des métiers qui risquent de disparaître d’après eux, comme artiste peintre, photographe ou chauffeur de taxi — un élève m’a appris que les taxis sans chauffeur existaient déjà en Chine —, puis de ceux qui restent essentiels, comme les enseignants, les électriciens, les mécaniciens ou les plombiers, ainsi que des métiers recherchés, notamment dans la cybersécurité ou la tech.
Je leur ai ensuite demandé ce qu’ils pensaient de l’IA : beaucoup m’ont répondu “C’est bien”, mais une élève m’a avoué “cela me fait un peu peur”… Comme quoi, même chez des jeunes nés avec les écrans, cet outil qui prend de plus en plus de place suscite des inquiétudes.
Une phase de formation avec 3 mini-jeux pour découvrir ce à quoi il faut faire attention en utilisant l’IA :
– les biais qui font référence à l’apparition de résultats biaisés à cause des préjugés humains
– les deepfakes ou fausses photos générées par l’IA
– L’impact environnemental : utiliser l’IA au quotidien pollue dix fois plus qu’effectuer une recherche sur Google. Une question que les élèves se sont alors posée était : comment cela pollue-t-il ? Après une rapide explication, je les ai vus plisser les yeux en hochant la tête, comme pour me montrer qu’ils allaient peut-être changer leurs habitudes à l’avenir.
Les deux heures touchant à leur fin, j’ai eu le temps de leur montrer que les projets qu’ils avaient eu au départ existaient réellement, ce qui les a surpris. Puis ils ont répondu au sondage de satisfaction.
Cette séance leur a visiblement plu. Et c’était réciproque.
Mise à jour : 31 mars 2026
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